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Le sujet de l’immigration mobilise avant les européennes

Table ronde des États généraux des migrations et salle comble hier soir à Niort à un mois des européennes. Les partis politiques étaient invités à présenter leur programme sur le sujet.

 
Le sujet de l’immigration peut-il se faire facilement une place dans le monde politique ? A peine chaque représentant de parti avait-il présenté son propos liminaire hier soir, dans la salle des fêtes de Sainte-Pezenne, à Niort, lors de la table ronde organisée dans le cadre des États généraux des migrations, que de la salle fusaient quelques réactions.
“ Nous sommes tous descendants de migrants ”
Des huit organisations représentées (seuls Les Républicains et le Rassemblement national avaient décliné l’invitation) ont émergé de nombreuses réactions convergentes dans les forces résolument à gauche. Les organisateurs s’étaient adjoint un arbitre et un décrypteur, le politologue Dominique Breillat, qui n’a pas manqué de remarquer en préambule qu’« en France, on oublie que nous sommes des descendants de migrants. On aurait pu tirer des leçons de ces événements qui se sont déroulés il n’y a pas si longtemps ».
Immigration climatique, immigration économique, immigration politique (les théâtres de guerre). « Aucune de ces trois causes n’est prévue dans les textes qui régissent notre société », a rappelé Dominique Breillat.
Pourquoi on part ? Comment on voyage ? Comment on arrive ? Ces trois thèmes ont été développés par les intervenants, non sous forme de débat mais de monologues. Une sorte de présentation sous forme de catalogue des différents programmes des partis, à quatre semaines des élections européennes, tant on sait que le sujet de l’immigration occupera une place importante dans ce scrutin.
Nicolas Gamache (EELV) est le seul à être concrètement entré dans le sujet en faisant part de son expérience de maire accueillant des migrants dans sa commune. Les autres propos n’ont été que théoriques.
Parler d’immigration aujourd’hui en Europe, c’est aussi évoquer les populismes, conséquence dira l’une des intervenantes « du manque de solidarité des vingt-sept pays de l’Union européenne ». Un autre regrettant qu’« à l’heure de la liberté de circulation des capitaux, il ne soit pas plus aisé de faire circuler les humains ».
« Oui, il faut européaniser l’accueil des migrants. Il y a un manque de volonté de la part des gouvernements », estime Dominique Breillat.
La soirée s’est poursuivie par une série de questions-réponses. A été abordé lors des échanges le problème de l’accueil des mineurs qu’aucun des représentants de parti n’avait évoqué auparavant. Celui des conditions d’accueil dans les centres. Un moment de télescopage parfois entre le public et les hommes et femmes politiques. Un moment de confrontation entre ceux qui le vivent et ceux qui en parlent. Ce qu’a relevé le représentant du PCF : « J’ai l’impression que ce soir, politiques et associatifs se regardent de travers. Mais vous avez le pouvoir du bulletin de vote ».

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