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Bus : “ Une réunion publique d’urgence ”

Même si, en son temps, ils avaient fait campagne en sa faveur, les Insoumis font partie des déçus de la manière dont la gratuité des bus s’est mise en place. Ils l’ont fait savoir lundi dans le cadre d’une conférence de presse à laquelle ils sont venus munis d’arguments très concrets et précis.

“ Une réunion publique d’urgence ”

« Nous avons relevé de nombreux points de crispation », explique Yann Jézéquel, plutôt bien placé pour évoquer le sujet puisqu’il est un militant-usager. Entre autres, « il y a la desserte de la gare dont les fréquences sont insuffisantes avec seulement deux lignes, la 3 et la 7 ». D’autre part, « il n’y a plus qu’une seule ligne pour se rendre à l’hôpital ». Sur la ligne 4 entre Aiffres et la Brèche, « les bus archi-bondés ne s’arrêtent même plus aux arrêts tellement il y a de monde ». Et quand les bus y sont doublonnés, « ce n’est pas indiqué et jamais régulier ».

Avec la ligne 5, « on met désormais deux fois plus de temps pour aller de Chauray à La Brèche ». Sur la ligne 6, « il y a des retards récurrents, ce qui pose problème pour les collégiens de Curie ». Et que dire de ceux de Philippe-de-Commynes, « qui sont obligés de traverser la route d’Aiffres pour se rendre à l’arrêt ». Les crispations sont aussi du côté des chauffeurs, « avec une dégradation des conditions de travail et une augmentation des risques psychosociaux », s’inquiète vivement Nathalie Seguin, conseillère municipale insoumise niortaise.

Face à cet état des lieux, « nous sommes en train de perdre beaucoup d’usagers qui, vu les nombreuses difficultés, se détournent des bus ». Alors, avant qu’il ne soit trop tard, « nous réclamons la tenue d’ici fin novembre d’une réunion publique pour qu’il y ait enfin une concertation qui n’a jamais eu lieu avec les Niortais. On ne peut plus en rester qu’à une histoire de com’ et se contenter de petits réajustements qui n’arriveront qu’en janvier, comme l’a annoncé le maire Jérôme Baloge. Il sera beaucoup trop tard ».

« Pour des raisons sociales et écologiques, nous voulons la réussite de la gratuité, mais il faut réagir vite », martèle Nathalie Seguin. Pour faire mieux, les Insoumis prônent notamment un retour à une gestion en régie, « qui permettrait une économie annuelle de 1,5 M€ par an », précise Guillaume Duhamel, lui aussi militant-usager. « C’est tout à fait possible, insiste Nathalie Seguin. Dans la fonction publique, il y a les compétences, contrairement à ce que dit Jérôme Baloge. »

Outre une augmentation du versement « transport » (1), les Insoumis assurent aussi qu’« il y a des pistes de financements que la collectivité n’est pas allée chercher, notamment auprès de l’Ademe (2) ou de l’Europe, avec le Feder ». Ils imaginent aussi, pourquoi pas, un refléchage du droit d’enregistrement sur les mutations et de la taxe de publicité foncière. 

nr.niort@nrco.fr

(1) Versé par les entreprises d’au moins 11 salariés. Elle représente aujourd’hui environ 14 M€. (2) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

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