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Consommer mieux pour produire moins de déchets

On entend par déchets ménagers et assimilés (maintenant appelés « déchets non-dangereux » des ménages) les déchets qui ne présentent pas de caractère dangereux ou toxique vis-à-vis de l’environnement ou de la santé humaine. Il s’agit des ordures résiduelles (qui doivent être éliminées), des déchets recyclables et des déchets de déchetteries et encombrants.

C’est la Communauté d’agglomération de Niort qui est responsable de la collecte et du traitement des déchets sur son territoire.

La production d’ordures résiduelles en Deux-Sèvres en général et pour la CAN en particulier est inférieure à la moyenne nationale et le tri sélectif donne des résultats particulièrement élevés.

Les déchets ultimes de la CAN (soit 26 806 tonnes en 2011) sont dirigés pour enfouissement vers des installations de stockage des déchets non dangereux (ISDND) à Amailloux (79) pour 2/3 et au Vigeant (86) pour 1/3.

Le service de la collecte et du traitement des déchets ménagers est assuré en régie directe. Le financement du service est assuré à 70 % par une Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui représente environ 115 €/hab/an.

On peut encore faire mieux

Si les résultats sont encourageants en termes de collecte sélective et de prévention de la production de déchets, il reste bien sûr des marges d’amélioration importantes.

La question du tri sélectif en hypercentre se pose de façon particulièrement aiguë. Les ordures ménagères sont collectées cinq fois par semaine pour éviter les nuisances olfactives. Par contre, le tri sélectif n'est accessible que via les bornes d'apport volontaire situées en divers points de la ville et les biodéchets ne sont pas collectés séparément.

Si chacun reconnaît que la mise à disposition de poubelles de tri est impossible en hypercentre pour des raisons d'encombrement, d'autres solutions existent qui devraient être expérimentées (sacs de couleur, caissettes, etc.). La localisation et la densité des bornes méritent également d’être ré-examinées.

En ce qui concerne les déchets fermentescibles (déchets verts, restes de cuisine, …) qui représentent plus de 32 % de nos déchets, le tri sélectif n'est pas accessible à tous les niortais, notamment en hypercentre et dans les quartiers où domine l'habitat collectif. Le compostage mécanisé, très répandu dans les pays du nord de l'Europe, pourrait être expérimenté. Le compost ainsi produit pourrait être utilisé par le service espace vert et dans les jardins communautaires qui se développent de plus en plus.

Plus d'information et d'éducation pour des changements de comportements bien compris et intégrés

Parallèlement, le travail d'éducation doit être intensifié auprès des citoyens mais aussi auprès des opérateurs économiques pour qu'ils fassent évoluer leur offre de biens et de services.

Les emballages représentent en effet 32 % de notre production de déchets (Campagne de caractérisation des ordures ménagères 2007, ADEME). C'est donc autant la conception des produits et leur conditionnement que nos pratiques d'achat qui doivent évoluer.

Pour un service réellement et totalement public

Il faut enfin évoquer la question des installations de traitement et d'élimination. Depuis le débat houleux sur l'incinération, la CAN n'a pris aucune décision quant à la mise en place d'une capacité publique d'élimination. Si le choix de la prévention de la production doit être conforté, ce sont encore plus de 25 000 tonnes de déchets ultimes qui doivent être éliminés chaque année. Les deux tiers de ce tonnage sont acheminés vers un centre de stockage privé (Amailloux / SITA).

Il faut réamorcer la réflexion sur l'opportunité d'une installation publique dimensionnée de façon pertinente pour recevoir les déchets ultimes produits par les habitants de la CAN.

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